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RAPPORT D’ACTIVITES 2005
INTRODUCTION La pandémie du VIH/SIDA continue à décimer les populations à travers le monde. Les effets dus à cette pandémie sont toujours lisibles et visibles causant ainsi les déséquilibres sociales et économiques. Des actions multiples sont engagées ça et là par les Etats et leurs partenaires sociaux dans le cadre d’une stratégie diversifiée visant la réduction substantielle et significative du nombre de cas d’infection, de décès et des conséquences y afférentes. C’est pour contribuer à cette œuvre salutaire, de prévention et d’accompagnement, que l’ONG ‘‘ Les Centres d’Accueil de l’Espoir’’ s’est une fois de plus mobilisée au cours de cette année 2005. Les activités menées se sont articulées autour des axes prioritaires suivants :
Le rapport annuel des activités de l’ONG " Les Centres d’Accueil de l’Espoir " s’articule autour de ces axes prioritaires conformément aux objectifs préalablement définis. La participation aux rencontres nationales et internationales des personnels a été une opportunité pour l’ONG de développer un partenariat fructueux et de partager les expériences.
La conversation communautaire est une technique de communication de groupe. Elle vise à permettre à la communauté, non seulement d’identifier ses préoccupations face à la pandémie du VIH/SIDA, mais à trouver elle-même des solutions communautaires. Et c’est sur celle-ci que les éducateurs communautaires se sont appuyés pour atteindre les populations cibles suivants des plannings harmonisés et disponibles. Ils ont eu pour supports pédagogiques le matériel d’IEC et les outils techniques de Suivi&Evaluation mis à leur disposition. A côté des éducateurs communautaires, deux structures ont assuré la coordination/gestion générale (Equipe de Direction) ; et d’autre part, la planification, la supervision, le suivi et l’évaluation du projet (Cellule de Coordination, de supervision, du suivi&évaluation – CCS&E-). Dans son rôle majeur d’aide à la décision, la CCS&E a élaboré et produit des outils techniques de collecte des données sur le terrain. La mise à contribution efficace de ces différents outils a permis, à toutes fins utiles, d’établir les indicateurs de processus (intrants) et de résultats ( extrants). Pour conduire efficacement les activités d’éducation /sensibilisation en cette année 2005, les ressources matérielles suivantes ont été mobilisées et utilisées rationnellement :
Lors des descentes sur le terrain, les éducateurs communautaires recensent les différents cas des personnes/familles affectées et/ou infectées. Pour une réalisation efficace et efficiente des activités liées à l’éducation et à la sensibilisation des populations des communautés vulnérables des quartiers pauvres de l’Archidiocèse de Yaoundé et ses environs, il est organisé à l’endroit des Educateurs Communautaires :
Pour permettre aux personnels opérationnels (Educateurs Communautaires, travailleurs sociaux) de répondre aux insuffisances relevées sur le terrain, l’ONG a œuvré pour l’organisation : - D’un atelier de recyclage en conversation communautaire à leur intention du 09 au 19 Mai 2005. Il a notamment été question de développer les aptitudes des Educateurs Communautaires en planification, réalisation et suivi & évaluation du processus de sensibilisation contre les IST/VIH/SIDA ; quatre leaders des communautés cibles y ont activement pris part ; - D’un atelier en encadrement des OEVs. L’ONG a, pour ces différents ateliers, bénéficié du soutien financier et logistique de CRS et SIDA ACCUEIL. Le renforcement des capacités s’est aussi fait en continue lors des réunions d’harmonisation. Au cours de celles-ci, les préoccupations diverses concernant l’appropriation des outils techniques trouvaient des réponses. B- Les réunions d’harmonisation et/ou de coordination Les réunions d’harmonisation et/ou de coordination constituent des tribunes pour la planification, la programmation, le suivi et l’évaluation des différentes activités de l’ONG. Ces réunions sont bihebdomadaires, mensuelles et spéciales en cas d’urgence. Elles sont présidées par les responsables de l’ONG. Il s’agit donc pour ceux-ci de :
A la suite de ces enquêtes, des dossiers individuels et les fiches de suivi des pensionnaires sont établis. Ces dossiers et ces fiches sont des outils qui concourent à l’efficacité et à l’efficience de la prise en charge globale et spécifique des OEVs. Les enfants, s’ils sont tous à la base des orphelins du fait du décès de leurs parents infectés par le VIH, il faut dire et relever avec force qu’ils ne vivent pas cet état de la même façon. Ils n’ont pas tous les mêmes perceptions, les mêmes réactions ; d’où l’importance de joindre technicité et professionnalisme pour identifier leurs problèmes réels. Ceci doit se faire lors des préalables de recrutement. Nous pouvons nous en prévaloir et vous rassurer que c’est un devoir et notre " leit motiv " quotidien. Une fois les préalables épuisés, le degré d’indigence/précarité de chaque Orphelin de SIDA est établi. C’est donc au vue de ce degré que le type de prise en charge est défini. Le Centre d’accueil temporaire d’Efoulan a vu le jour en 1990 à travers l’œuvre bénévole de sa Directrice fondatrice, Sœur Brigit Marie Thérèse MEWOULOU. C’était dans l’urgence d’apporter une réponse appropriée à la problématique de l’encadrement des enfants rendus vulnérables du fait de la pandémie du VIH/SIDA. Ce Centre accueille les enfants dont le degré d’indigence/précarité nécessite un encadrement en Institution. La durée relative de cette opération est de trois (3) ans. Au cours de cet intervalle de temps, l’enfant est préparé pour sa réinsertion sociale dans la famille d’origine/accueil. Parallèlement cette famille est accompagnée par l’ONG pour qu’elle puisse accueillir l’enfant et lui assuré son plein épanouissement. En 2005, 40 Orphelins du SIDA et Enfants Vulnérables ont bénéficié d’une prise en charge psychologique, psycho-sociale, psycho-pédagogique, psycho-moteur, psycho-affective et psycho-cognitive. Cette prise en charge était collective et/ou individuelle, ceci en réponse aux problèmes identifiés lors des enquêtes sociales et de l’admission au Centre. Ces activités techniques ont été complétées par des activités péri-scolaires. Il a notamment été question des moments d’évasion/excursions, de l’initiation à l’art dramatique, aux chants, à la danse etc, sous l’assistance et le suivi d’un animateur socioculturel et des éducateurs communautaires. Les jeux et le visionnage de la télévision ne sont pas du reste. A travers ces différentes activités, nous avons réussi à développer en ces petits enfants l’esprit de discipline de groupe, les règles de la vie sociale, bref une éducation à la citoyenneté. Ces activités ont ainsi et très tôt permis aux enfants (pensionnaires) de s’adapter à la vie communautaire au Centre et de se libérer du stress, de la peur et du sentiment d’abandon. Nous tenons aussi à relever que différentes visites des Institutions et des personnes de bonne volonté effectuées en cette année ont été d’un apport moral et matériel appréciables. Ces visites sont restées des moments de réconfort et de grande joie des pensionnaires. Nous ne manquerons pas de citer les femmes des Mairies de Yaoundé, du FEICOM, les jeunes du Lions Club. Lorsque 22 pensionnaires participent au concours organisé par l’association " Aide Maman " le 22 décembre 2005 à l’hôtel AZUR, leur sketch présenté en la circonstance sur le VIH/SIDA est retenu parmi les meilleurs. Nous tenons à faire trouver à cette association nos sincères remerciements. Cette invitation a constitué à la fois un moment d’évasion et une évaluation continue de nos pensionnaires. De telles expériences sont à renouveler. Le 24 décembre 2005, l’Association Saint Jean a permis à nos pensionnaires de passer une journée de prière et de recueillement au Collège Vogt. Lors de la solennité de la fête de Nöel, nos pensionnaires ont reçu des cadeaux venus de Génève grâce au soutien de PVA. En réponse à tout ce soutien, les pensionnaires ont obtenu un pourcentage de réussite scolaire de 62% en fin premier trimestre 2005, soit une augmentation de 20% par rapport à l’année 2004. L’ONG " Les Centres d’Accueil de l’Espoir " encadre également des orphelins et enfants déshérités dans la communauté. La famille est la cellule de base en Afrique susceptible de donner à l’enfant un cadre idéal pour son épanouissement social. C’est pour cette raison que les orphelins sont placés dans les familles d’origine/accueil. Ainsi une quarantaine d’Orphelins a bénéficié de l’accompagnement partiel des Centres d’Accueil de l’Espoir tout au long de cette année 2005. Cet accompagnement a pris en compte : la prise encharge scolaire, la nutrition, l’habillement, la santé. Pour rendre efficace cet accompagnement, l’ONG renforce les capacités économiques de ces familles. Le suivi de ces activités est assuré par les éducateurs communautaires et travailleurs sociaux du Centre. Grâce à l’accord de partenariat conclu avec CCFD, l’ONG a initié et assuré la mise en œuvre des Activités Génératrices de Revenus (AGR) auprès des familles d’origine/accueil des orphelins du SIDA et enfants déshérités. Cette mise en œuvre des AGR est un préalable au processus de réinsertion sociale des orphelins de notre Centre qui sont, arrivés en fin de séjour ou jugés capables de se prendre en charge dans la communauté. L’enquête sociale menée dans nos zones d’intervention a permis d’identifier une vingtaine de familles éligibles aux ARG. Une étude du milieu effectuée par les travailleurs sociaux a suivi. C’était pour aider chaque famille à identifier l’activité qui est susceptible de produire une valeur ajoutée et renforcer ses capacités économiques. A la suite de cette étude de faisabilité, l’ONG a mis des fonds catalytiques à la disposition des familles bénéficiaires. L’appui technique, le contrôle et la coordination ont été assurés tout au long de l’année par les éducateurs communautaires. Autour de cette activité, l’ONG aide les bénéficiaires à s’organiser en association et à développer l’épargne grâce aux tontines. Les femmes vendeuses du marché ESSOS, les casseurs de pierres de NKOLBIKOK, Les charbonniers de Patrice Bois sont aujourd’hui des expériences réussies. Les AGR visent ainsi à donner une autonomie financière à l’ONG par une mobilisation des fonds propres. ‘‘Les Centres d’Accueil de l’Espoir’’ disposent d’une palmeraie de 07 ha dont la production est destinée à la nutrition des OEVs et à la vente. La vente des Pop-corn, sucettes, bonbons et autres friandises permet à l’ONG de fructifier le capital disponible. On peut aussi citer les activités d’élevage et l’exploitation des cabines téléphoniques. L’ONG ‘‘Les Centres d’Accueil de l’Espoir’’, dans le souci de renforcer son encrage institutionnel et partenarial a :
Dans le processus de réalisation des activités au cours de cette année 2005, l’ONG ‘‘les Centres d’Accueil de l’Espoir’’ a rencontré des difficultés suivantes :
La mise à contribution de tous les maillons des ‘‘CAES’’ a permis réaliser des activités planifiées et programmées et d’atteindre les résultats de suivants :
Au vue des activités menées et des difficultés rencontrées par l’ONG, les recommandations suivantes sont formulées: - L’augmentation du nombre d’Educateurs Communautaires pour une large couverture de la zone de sensibilisation ; - L’augmentation des aides financières; - Une formation des Educateurs Communautaires en maladies opportunistes ; - L’extension du Centre d’Accueil Temporaire d’Efoulan; - La construction d’un Centre de santé ; - L’assistance des pouvoirs publics. CONCLUSION GENERALE Globalement, l’ONG ‘‘Les Centres d’Accueil de l’Espoir’’ a mené en toute sérénité les différentes activités liées à la sensibilisation et l’encadrement des OEVs. Les résultats auxquels nous sommes parvenus sont porteurs d’espoir pour la lutte contre le VIH/SIDA et ses corollaires ; mais celles-ci ne se sont pas réalisées sans difficultés. L’assistance financière et logistique de nos différents partenaires est à la base de cette œuvre. Nous saisissons cette occasion pour remercier tous nos différents Partenaires en l’occurrence :
Fait à Yaoundé le 27 juin 2006
La Direction |